Mauritanie : consultant·e international·e pour l’élaboration du cadre national de gouvernance des projets (PAGFAM)

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Expertise FranceMauritaniePubliée le 08/10/2026Clôture le 22/10/2026 (dans 11 jours)

Organisation : Expertise France
Pays / lieu : Mauritanie – à distance puis Nouakchott
Référence : 2026/UCIPLDCNDGDP/16323
Type de contrat : Contrat de prestation de services (court terme)
Durée : 30 jours/homme
Date de mise en ligne : 08/10/2026
Date limite de candidature : 22/10/2026 à 23:56

Description de la mission

Expertise France recrute un consultant spécialisé pour accompagner le MTNMA de Mauritanie dans son projet d’élaborer le Cadre national de gouvernance des projets numériques de l’État, accompagné d’un Manuel opérationnel, d’un Guide de conformité et d’une Boîte à outils. Le consultant travaillera de concert avec le consultant national qui sera également retenu.

Le dispositif devra constituer un référentiel commun permettant aux administrations publiques de conduire leurs projets numériques selon une démarche harmonisée, structurée et adaptée au contexte mauritanien.

Sur financement de l’Union Européenne, Expertise France met en œuvre un Programme d’Appui à la Gouvernance Financière et Administrative en Mauritanie (PAGFAM). Le programme du PAGFAM prévoit un appui à la définition d’un dispositif opérationnel pour la gouvernance des projets gérés par l’administration de Mauritanie dans le cadre de la composante 2.1 du PAGFAM dédiée à la coordination de l’action gouvernementale et à la conduite des réformes et communication.

Il a pour ambition d’approfondir les résultats obtenus ces dernières années sur la gestion des finances publiques et la fonction publique (PAGEFIP 2017-2022 déjà opéré par Expertise France sur financement de l’Union Européenne et de la France) tout en élargissant le périmètre de l’appui à la gouvernance administrative.

Contexte du projet

Le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie s’est engagé dans une dynamique ambitieuse de modernisation de l’administration publique, dans laquelle la transformation numérique constitue un levier essentiel d’amélioration de la performance de l’État, de l’efficacité administrative et de la qualité des services publics.

Cette dynamique s’est traduite par le développement et l’acquisition progressive de nombreux systèmes d’information par les départements ministériels et les établissements publics. Ces initiatives répondent à des besoins réels de modernisation des processus administratifs et d’amélioration des services.

Toutefois, le développement rapide des initiatives numériques s’accompagne d’une hétérogénéité des pratiques et des niveaux de maturité des administrations. Les premières observations font notamment ressortir :

  • L’absence d’une méthodologie commune de conduite des projets numériques ;
  • Une gouvernance parfois insuffisamment structurée dès le lancement des projets ;
  • Une formalisation insuffisante des besoins métiers ;
  • Une coordination limitée entre les directions métiers, les directions des systèmes d’information et les prestataires ;
  • Des insuffisances dans la planification et le suivi des projets ;
  • Une prise en compte insuffisante des phases de tests, de validation et de recette ;
  • Une intégration tardive de la conduite du changement, de la formation et de l’accompagnement des utilisateurs ;
  • Des difficultés d’appropriation et d’utilisation des solutions après leur mise en production.

Ces difficultés peuvent entraîner des retards, des surcoûts, des difficultés de mise en œuvre ou une utilisation insuffisante des solutions développées ou acquises. Elles peuvent également réduire la valeur des investissements publics consacrés au numérique.

Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de doter l’administration publique mauritanienne d’un cadre national commun de gouvernance des projets numériques, permettant de structurer et d’harmoniser les pratiques de l’État.

Ce cadre devra notamment permettre de s’assurer que les dimensions essentielles d’un projet numérique sont prises en compte dès sa conception et tout au long de son cycle de vie : définition du besoin, gouvernance, planification, développement ou acquisition, tests, déploiement, appropriation, exploitation et amélioration continue.

1. Objectif général

L’objectif général de la mission est de mettre à la disposition de l’administration publique mauritanienne un cadre national de référence permettant d’améliorer la gouvernance, la planification, la mise en œuvre et l’appropriation des projets numériques de l’État.

Objectifs spécifiques – La mission devra permettre de :

  • 1. Identifier les principales difficultés et contraintes rencontrées aux différentes étapes du cycle de vie des projets numériques en lien avec le consultant national ;
  • 2. Identifier les résistances au changement tant en ce qui concerne globalement la gouvernance numérique que la conduite de cet appui en lien avec le consultant national ;
  • 3. Recenser les textes, normes, procédures, guides et autres référentiels existants en matière de gouvernance et de gestion des projets numériques en lien avec le consultant national ;
  • 4. Analyser les bonnes pratiques et expériences internationales pertinentes et proposer leur adaptation au contexte mauritanien ;
  • 5. Définir un cadre national harmonisé de gouvernance des projets numériques ;
  • 6. Standardiser les principales étapes du cycle de vie des projets numériques, de la conception à l’exploitation ;
  • 7. Définir les rôles, responsabilités et mécanismes de coordination entre les différents acteurs ;
  • 8. Élaborer les outils méthodologiques et opérationnels nécessaires à l’application du cadre.

2. Périmètre de la mission

Le dispositif concernera l’ensemble des projets et systèmes d’information publics, indépendamment de leur secteur d’intervention ou de leur nature. Le périmètre couvrira notamment :

  • Les systèmes développés en interne ;
  • Les systèmes développés par des prestataires ;
  • Les solutions acquises auprès de fournisseurs ;
  • Les projets de transformation ou de modernisation des processus administratifs ;
  • Les projets d’interconnexion et d’interopérabilité ;
  • Les projets impliquant la migration ou l’intégration de données ;
  • Les projets de déploiement ou d’évolution significative de systèmes existants.

Le prestataire devra toutefois proposer, dans le cadre du dispositif, une approche permettant de proportionner les exigences de gouvernance au niveau de complexité, de risque, de coût et d’importance stratégique des projets.

3. Principes directeurs de la mission

La mission devra s’appuyer sur les principes suivants :

  • 3.1. Participation et co-construction : les principales parties prenantes devront être associées au processus afin que le dispositif soit construit à partir des réalités et des besoins des administrations.
  • 3.2. Adaptation au contexte mauritanien : les bonnes pratiques internationales devront être utilisées comme références et non comme modèles à reproduire intégralement. Le dispositif devra être adapté au cadre institutionnel, juridique, organisationnel et technique mauritanien. Ce travail d’adaptation sera plus particulièrement traité en lien avec le consultant national.
  • 3.3. Simplicité et opérationnalité : le cadre devra privilégier des règles claires et applicables, accompagnées d’outils directement utilisables par les administrations.
  • 3.4. Gouvernance dès l’amont : la gouvernance devra être intégrée dès la conception du projet et non uniquement au moment de sa mise en œuvre.
  • 3.5. Approche par cycle de vie : le dispositif devra couvrir l’ensemble du cycle de vie du projet : Conception → Planification → Développement/Acquisition → Tests/Validation → Déploiement → Exploitation → Évaluation et amélioration.
  • 3.6. Amélioration continue : le cadre sera conçu comme une Version 1.0, pouvant être améliorée sur la base des retours d’expérience issus de sa mise en œuvre.

4. Description de la mission

Le consultant international conduira la mission selon une démarche participative associant les principaux départements ministériels, directions des systèmes d’information, directions métiers et autres parties prenantes concernées. La mission comprendra notamment :

  • L’inventaire des textes, normes, procédures et référentiels existants ;
  • L’identification des besoins et attentes des administrations ;
  • L’élaboration du Cadre national de gouvernance ;
  • L’élaboration du Manuel opérationnel ;
  • L’élaboration du Guide de conformité ;
  • La conception de la Boîte à outils ;
  • La finalisation des différents livrables ;
  • La rédaction d’un projet de cahier des charges pour la phase suivante ciblé sur l’appropriation et la formation.

5. Approche méthodologique et phasage

L’expert proposera une méthodologie détaillée en lien avec le consultant national. Celle-ci devra comprendre les phases suivantes.

Phase 1 : participation à l’atelier de diagnostic et de co-construction – L’expert participera à l’atelier organisé par le consultant national réunissant les principales parties prenantes. Cet atelier aura pour objectifs de :

  • Établir un diagnostic rapide des pratiques existantes et préciser les enjeux de la démarche ;
  • Recueillir les observations et expériences des participants ;
  • Approfondir les difficultés identifiées ;
  • Identifier les besoins prioritaires ;
  • Définir les principes directeurs du futur cadre.

Le livrable : le rapport de l’atelier, comprenant une synthèse des orientations retenues, sera rédigé conjointement par les deux consultants.

Phase 2 : élaboration du dispositif – Version 1.0 – Sur la base du diagnostic et des contributions recueillies, l’expert élaborera :

A. Le Cadre national de gouvernance, qui définira :

  • Les principes de gouvernance ;
  • Les rôles et responsabilités ;
  • Les instances de décision ;
  • Les mécanismes de pilotage ;
  • Les étapes du cycle de vie ;
  • Les points de contrôle ;
  • Les exigences minimales applicables aux projets.

B. Le Manuel opérationnel, qui précisera, étape par étape :

  • Ce qui doit être fait ;
  • Par qui ;
  • Quand ;
  • Avec quels documents ;
  • Selon quelles procédures ;
  • Avec quels critères de validation.

C. Le Guide de conformité : le Guide permettra de vérifier qu’un projet satisfait aux exigences nécessaires avant de passer à l’étape suivante. Il devra notamment proposer des check-lists de conformité et des points de contrôle.

D. La Boîte à outils, qui comprendra notamment :

  • Fiche d’identification du projet ;
  • Fiche de cadrage ;
  • Note d’opportunité ;
  • Étude de faisabilité ;
  • Charte projet ;
  • Matrice des rôles et responsabilités ;
  • Cahier des charges fonctionnel ;
  • Cahier des charges technique ;
  • Plan de projet ;
  • Registre des risques ;
  • Tableau de bord ;
  • Plan de conduite du changement ;
  • Plan de formation ;
  • Plan de tests ;
  • Grille de recette ;
  • Procès-verbal de recette ;
  • Plan de déploiement ;
  • Fiche d’évaluation post-déploiement ;
  • Fiche de retour d’expérience.

Livrable : version provisoire du dispositif.

6. Atelier national de validation

L’expert participera à l’atelier national de validation des documents élaborés. L’atelier permettra :

  • De présenter le dispositif ;
  • De recueillir les observations des parties prenantes ;
  • De discuter des conditions de mise en œuvre ;
  • D’identifier les éventuels ajustements nécessaires ;
  • De favoriser l’appropriation institutionnelle du dispositif.

Livrable : rapport de validation, rédigé conjointement par les 2 consultants.

7. Composantes du dispositif

Le dispositif final comprendra quatre composantes complémentaires :

  • 7.1. Cadre national de gouvernance : document de référence définissant les principes, règles, exigences et mécanismes de gouvernance ;
  • 7.2. Manuel opérationnel : guide pratique expliquant comment appliquer le cadre à chaque étape du cycle de vie ;
  • 7.3. Guide de conformité : outil permettant de vérifier le respect des exigences et de sécuriser le passage d’une phase à l’autre ;
  • 7.4. Boîte à outils : ensemble de modèles, canevas, formulaires et check-lists permettant aux administrations d’appliquer concrètement le dispositif.

L’articulation entre ces quatre composantes devra être clairement établie afin d’éviter les doublons et de garantir leur cohérence.

8. Livrables attendus

Le prestataire devra produire au minimum les livrables suivants :

  • 1. Diaporama destiné au premier atelier consacré au diagnostic et à la co-construction en novembre 2026 ;
  • 2. Rapport de l’atelier de présentation des enjeux, de la méthode de travail et sensibilisation conjointement avec l’expert national ;
  • 3. Projet de Cadre national de gouvernance des projets numériques ;
  • 4. Projet de Manuel opérationnel ;
  • 5. Projet de Guide de conformité ;
  • 6. Projet de Boîte à outils ;
  • 7. Diaporama destiné à l’atelier national de validation du second atelier de restitution en décembre 2026 ;
  • 8. Rapport de l’atelier national de validation conjointement avec l’expert national ;
  • 9. Versions finales des quatre composantes ;
  • 10. Proposition de cahier des charges pour la phase suivante d’appropriation et de formation à partir des outils mis à disposition incluant le déploiement et l’accompagnement ;
  • 11. Rapport final de mission.

Les livrables devront être fournis en formats Word et PDF, et les outils de la Boîte à outils devront également être fournis dans leurs formats modifiables.

9. Durée de la mission

La durée prévisionnelle de la mission est fixée à trente (30) jours ouvrables à compter de la date de démarrage.

10. Supervision et gouvernance de la mission

La mission sera placée sous la supervision de la Direction de la Modernisation de l’Administration, qui en assurera la maîtrise d’ouvrage en lien avec l’Expert du PAGFAM en charge des Ressources Humaines et de la Fonction Publique. La Direction assurera notamment :

  • L’orientation et le suivi général de la mission ;
  • La coordination avec les administrations concernées ;
  • La mobilisation des parties prenantes ;
  • La facilitation de l’accès aux informations nécessaires ;
  • L’organisation et la coordination des ateliers ;
  • L’examen et la validation des livrables.

Le prestataire travaillera en étroite collaboration avec la DMA, les DSI, les directions métiers et les autres structures concernées.

11. Modalités de suivi et de validation

Le consultant présentera régulièrement l’état d’avancement de la mission à la DMA. La validation des livrables reposera notamment sur :

  • Leur conformité aux présents TDR ;
  • Leur cohérence avec les résultats du diagnostic ;
  • Leur applicabilité dans le contexte mauritanien ;
  • Leur cohérence avec les autres composantes du dispositif ;
  • Leur caractère opérationnel et facilement appropriable.

12. Propriété des livrables

L’ensemble des documents, référentiels, modèles, outils, supports et autres productions réalisés dans le cadre de la mission sera la propriété de l’administration mauritanienne. Le consultant ne pourra les reproduire, publier ou utiliser à d’autres fins sans l’autorisation préalable de l’autorité contractante.

13. Dossier de soumission

Les consultants intéressés devront présenter :

  • A. Une proposition technique comprenant : la compréhension de la mission ; l’approche méthodologique proposée ; le calendrier de réalisation ; les références pertinentes ; l’organisation de l’équipe le cas échéant ; les CV du ou des experts proposés ;
  • B. Une proposition financière, qui devra présenter de manière détaillée les coûts liés à la réalisation de la mission, notamment : honoraires ; production des livrables.

14. Critères indicatifs d’évaluation des offres

Les offres pourront être évaluées selon les critères suivants (pondération indicative) :

  • Compréhension de la mission : 20 % ;
  • Compréhension du contexte local : 10 % ;
  • Qualité de la méthodologie proposée : 20 % ;
  • Expérience du consultant : 15 % ;
  • Pertinence du calendrier et organisation de la mission : 15 % ;
  • Proposition financière : 20 % ;
  • Total : 100 %.

15. Résultat final attendu

Au terme de la mission, l’administration mauritanienne devra disposer d’un dispositif national complet, cohérent et opérationnel de gouvernance des projets numériques de l’État, comprenant : un Cadre national de gouvernance + un Manuel opérationnel + un Guide de conformité + une Boîte à outils.

Le dispositif devra permettre de passer d’une logique de projets numériques conduits selon des pratiques variables à une approche nationale harmonisée, progressive et maîtrisée, garantissant que la gouvernance, la planification, la qualité, la sécurité, les tests, le déploiement et l’appropriation soient pris en compte dès les premières étapes de chaque projet.

16. Matrice des responsabilités (CI : consultant international ; CN : consultant national ; DMA : Direction de la modernisation de l’administration ; PAGFAM : équipe du programme)

  • Méthode de travail et programme des entretiens : responsable CI ; contribution : CN adapte la méthode et identifie les interlocuteurs mauritaniens ; organisation, examen et validation : DMA examine le programme et facilite les contacts ; PAGFAM suit la mission.
  • Recensement des textes, pratiques et projets existants ; entretiens : responsable CN pour le recueil local, CI pour l’analyse comparative ; contribution : travail conjoint sur le diagnostic et les recommandations ; organisation : DMA donne accès aux services et aux documents.
  • Atelier de diagnostic et de co-construction (supports, animation, rapport) : CN pilote la préparation technique et rédige le rapport ; CI contribue aux supports, à l’animation et au rapport ; DMA assure convocations et logistique et examine les conclusions.
  • Projet de cadre national de gouvernance : CI rédige la version française ; CN vérifie l’adaptation institutionnelle et prépare la version arabe ; DMA recueille et consolide les observations des administrations.
  • Projets de manuel opérationnel, guide de conformité et boîte à outils : CI rédige les versions françaises et les modèles modifiables ; CN vérifie leur applicabilité, contribue aux exemples et prépare les versions arabes ; DMA organise l’examen technique avec les services concernés.
  • Atelier national de validation (supports, animation, rapport) : CN pilote la préparation technique et rédige le rapport ; CI présente le dispositif, répond aux observations et contribue au rapport ; DMA assure convocations et logistique et consolide les décisions de l’atelier.
  • Quatre composantes finales en français et en arabe : CI consolide les versions françaises ; CN consolide les versions arabes ; les deux consultants vérifient ensemble la concordance des contenus et des outils ; DMA prononce la validation technique ; le rôle d’acceptation contractuelle du PAGFAM est à préciser.
  • Cahier des charges de la phase suivante : CI rédige la version française ; CN contribue aux modalités de déploiement et à la version arabe ; DMA examine les besoins ; PAGFAM examine la cohérence avec le programme.
  • Rapport final de mission : CI et CN rédigent conjointement, chacun étant identifié pour sa contribution ; relecture croisée des versions linguistiques ; DMA formule son avis technique ; PAGFAM assure le suivi contractuel selon les modalités à préciser.

La DMA assure la maîtrise d’ouvrage technique, la mobilisation des administrations, les convocations et la logistique des ateliers. Le consultant national en assure la préparation technique, en lien avec le consultant international. Les deux consultants produisent les livrables selon la matrice des responsabilités annexée aux présents TDR. La DMA examine les livrables sur le fond et consolide les observations.

17. Objectifs et organisation de la mission

Afin d’atteindre les objectifs de la mission, le consultant interviendra en lien étroit avec le consultant national et l’Expert du PAGFAM responsable de la gestion des ressources humaines auprès du Directeur Général de la Fonction Publique. Tous les documents relatifs à cette mission seront rédigés en arabe et en français.

Objectifs de la mission : l’objectif général de la mission est de mettre à la disposition de l’administration publique mauritanienne un cadre national de référence permettant d’améliorer la gouvernance, la planification, la mise en œuvre et l’appropriation des projets numériques de l’État. Les objectifs spécifiques sont les suivants :

  • Identifier les principales difficultés et contraintes rencontrées aux différentes étapes du cycle de vie des projets numériques ;
  • Identifier les résistances au changement tant en ce qui concerne globalement la gouvernance numérique que la conduite de cet appui ;
  • Recenser les textes, normes, procédures, guides et autres référentiels existants en matière de gouvernance et de gestion des projets numériques ;
  • Analyser les bonnes pratiques et expériences internationales pertinentes et proposer leur adaptation au contexte mauritanien ;
  • Définir un cadre national harmonisé de gouvernance des projets numériques ;
  • Standardiser les principales étapes du cycle de vie des projets numériques, de la conception à l’exploitation ;
  • Définir les rôles, responsabilités et mécanismes de coordination entre les différents acteurs ;
  • Élaborer les outils méthodologiques et opérationnels nécessaires à l’application du cadre.

Activités :

  • 1. Réaliser des entretiens avec les services administratifs et techniques du MTNMA, de la Primature, des ministères pilotes de la réforme administrative et ceux qui seront désignés par le MTNMA ;
  • 2. Recenser l’ensemble de la documentation écrite concernant les processus de gouvernance existants dans l’administration mauritanienne et l’ensemble de la documentation relative aux standards internationaux de gouvernance ;
  • 3. Rédiger les projets de livrables ;
  • 4. Contribuer à la rédaction du diaporama destiné à la présentation de la démarche lors du premier atelier consacré au diagnostic et à la co-construction en novembre 2026 ;
  • 5. Contribuer à la rédaction du diaporama destiné à la présentation de la démarche lors du second atelier de restitution en décembre 2026.

Livrables :

  • 1. Contribuer à la rédaction du diaporama destiné au premier atelier consacré au diagnostic et à la co-construction en novembre 2026 ;
  • 2. Contribuer à la rédaction du rapport de l’atelier de présentation de la démarche conjointement avec l’expert national ;
  • 3. Projet de Cadre national de gouvernance des projets numériques ;
  • 4. Projet de Manuel opérationnel ;
  • 5. Projet de Guide de conformité ;
  • 6. Projet de Boîte à outils ;
  • 7. Contribuer à la rédaction du diaporama destiné à l’atelier national de validation du second atelier de restitution en décembre 2026 ;
  • 8. Contribuer à la rédaction du rapport de l’atelier national de validation ;
  • 9. Versions finales des quatre composantes ;
  • 10. Proposition de cahier des charges pour la phase suivante d’appropriation et de formation à partir des outils mis à disposition incluant le déploiement et l’accompagnement ;
  • 11. Rapport final de mission.

Nombre de jours/homme (30 jours) et calendrier de la mission :

  • 1. La mission est prévue du 26 octobre 2026 jusqu’au 4 décembre 2026 ;
  • 2. 5 jours à distance entre le lundi 26 octobre et le vendredi 30 octobre consacrés au recensement de la documentation et à la mise au point des livrables 1, 3 et 4 ;
  • 3. 5 jours à distance entre le lundi 2 novembre et le vendredi 6 novembre consacrés au recensement de la documentation et à la mise au point des livrables 5 et 6 ;
  • 4. 5 jours à Nouakchott entre le lundi 9 novembre et le vendredi 13 novembre 2026 consacrés à la réalisation d’entretiens, à la participation à l’atelier de diagnostic et de co-construction, à la livraison du livrable 1 et à la présentation technique des livrables 3 et 4 ;
  • 5. 5 jours à Nouakchott du lundi 16 novembre au vendredi 20 novembre 2026 consacrés à la réalisation d’entretiens et à la présentation des livrables 5 et 6 ;
  • 6. 5 jours à Nouakchott du lundi 23 novembre au vendredi 27 novembre 2026 consacrés à la réalisation d’entretiens, à la mise au point et à la validation des livrables 3, 4, 5 et 6 ;
  • 7. 5 jours à Nouakchott du lundi 30 novembre au vendredi 4 décembre 2026 consacrés à la mise au point et à la livraison de la version définitive des livrables 9, 10 et 11 et à la participation et à l’animation de l’atelier de restitution.

Validation : Direction du PAGFAM ; DMA MTNMA.

Profil souhaité

Le consultant devra justifier d’une expérience avérée dans l’accompagnement des administrations publiques dans les domaines de la transformation numérique, de la gouvernance des systèmes d’information et de la gestion des projets informatiques. À ce titre, il devra notamment démontrer une expérience dans les domaines suivants :

  • La réalisation de diagnostics organisationnels et d’études stratégiques dans le domaine du numérique ;
  • La conception et la mise en œuvre de projets numériques et de systèmes d’information ;
  • La gestion, le pilotage et le suivi de projets de systèmes d’information ;
  • L’élaboration de méthodologies, procédures, guides, normes ou référentiels ;
  • La conception de modèles et d’outils pratiques de gestion, de pilotage et de suivi des projets numériques ;
  • La conduite du changement, la formation et l’accompagnement des utilisateurs.

Une expérience avérée dans le secteur public, notamment dans l’accompagnement de ministères, d’établissements publics ou d’autres organismes publics dans la mise en œuvre de projets de transformation numérique, constituera un atout important.

Le consultant devra également disposer des compétences nécessaires à la réalisation de la mission, notamment dans les domaines de la gouvernance des systèmes d’information, de la gestion des projets numériques, de l’organisation et des processus, ainsi que dans la conduite du changement et du renforcement des capacités.

Une expérience dans la réalisation de missions similaires au sein d’administrations publiques africaines est requise. Une connaissance de l’administration et des systèmes d’information mauritaniens serait un atout apprécié.

La maîtrise parfaite de la langue française à l’oral et à l’écrit et une forte capacité de rédaction des documents et des présentations sont nécessaires. La maîtrise de la langue arabe, notamment à l’oral, serait appréciée.

Le consultant devra faire preuve d’une grande qualité d’écoute, de discrétion, de diplomatie, de savoir communiquer et de coproduire avec des interlocuteurs de profils et de niveaux de responsabilité divers.

Informations complémentaires

Mission de 30 jours ouvrables, prévue du 26 octobre au 4 décembre 2026 : 10 jours à distance (26 octobre – 6 novembre) puis quatre séquences de 5 jours à Nouakchott (9 novembre – 4 décembre), en binôme avec le consultant national recruté en parallèle.

Critères de sélection des candidatures : formation, compétences et expériences du candidat ; compétences du candidat en lien avec la mission d’expertise ; expériences du candidat en lien avec la mission d’expertise.

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