Réf. : 2026/ECTSERET/16515 — Type de contrat : contrat de prestation de services (indépendant), contrat-cadre à bons de commande — Durée : court terme, 10 mois, 56 jours travaillés au maximum — Lieu : à distance / Bangui / N’Djamena — Département : Gouvernance, pôle Modernisation de l’État et gouvernance locale.
Objectifs de la consultation
La prévention en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération (LBC/FT/FP) repose fondamentalement sur la réponse des pays aux exigences des Recommandations du GAFI (R9-23, 26-28, 34 et 35) et des Résultats immédiats 3 et 4 de la Méthodologie d’évaluation. Le secteur privé constitue la première ligne de défense : il joue un rôle clé dans la détection et la prévention des transactions illicites. Les Entreprises et professions non financières désignées (EPNFD) doivent donc être mieux réglementées et davantage régulées afin de s’acquitter efficacement de leurs obligations d’assujettis (vigilance à l’égard de la clientèle, conservation des documents, déclarations d’opérations suspectes, etc.).
Les rapports d’évaluation mutuelle (REM) de la RCA et du Tchad révèlent que les EPNFD n’ont pas une bonne compréhension de leurs obligations en matière de LBC/FT/FP et recommandent leur sensibilisation. Les deux pays ont soumis en septembre 2026 au programme SecFin Africa une demande d’assistance en ce sens. Le programme recrute donc un(e) expert(e) court terme (ECT) pour concevoir et animer un atelier de sensibilisation des EPNFD et de leurs régulateurs sur les exigences de conformité LBC/FT/FP dans ces pays.
Objectif général
Sensibiliser les EPNFD et leurs régulateurs à leurs obligations en matière de LBC/FT/FP et poser les bases d’un cadre de supervision fondée sur les risques.
Responsabilités
- Concevoir un programme de sensibilisation LBC/FT/FP adapté au contexte et aux spécificités nationales ;
- animer les sessions thématiques de l’atelier, coordonner les travaux en atelier et les panels de discussion, le cas échéant ;
- employer une démarche andragogique axée sur l’écoute des participants, permettant de poser un diagnostic immédiat des défis structurels et opérationnels limitant l’implication des EPNFD ;
- élaborer un rapport de mise en œuvre assorti de recommandations à court, moyen et long terme ;
- jeter les bases d’un partenariat solide entre l’ANIF, les EPNFD, leurs régulateurs et les autres autorités compétentes.
Contexte du projet
La Commission européenne, l’Allemagne et la France financent le projet SecFin Africa, qui promeut des flux financiers sécurisés et la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique subsaharienne. Mis en œuvre sur 4 ans par Expertise France (chef de file), la GIZ, CIVIPOL et la FIIAPP, avec un budget de 46,5 M€, il vise à : (1) renforcer les capacités nationales, y compris des forces de l’ordre et du pouvoir judiciaire, à prévenir et répondre aux flux financiers illicites (FFI) conformément aux normes du GAFI ; (2) améliorer la coopération régionale et interrégionale et le partage d’informations ; (3) accroître la sensibilisation du public. L’action s’inscrit dans l’Initiative Équipe Europe contre les FFI et la criminalité organisée transnationale en Afrique, dans un contexte centrafricain marqué par la montée de la criminalité financière et l’inscription du Cameroun et de la RDC dans le processus ICRG.
Profil souhaité
- Master ou équivalent en droit, finance, économie, gestion des risques, criminologie, relations internationales ou domaine connexe ;
- connaissance solide des Recommandations du GAFI, notamment des mesures préventives applicables aux professions et entreprises assujetties ;
- bonne connaissance des risques de BC/FT/FP auxquels sont exposées les EPNFD et de leurs obligations ;
- expérience avérée dans la conception et l’animation d’activités de sensibilisation, de formation ou de renforcement des capacités en LBC/FT/FP, dans le secteur public ou privé ;
- une expérience en Afrique centrale et en assistance technique internationale serait un atout ;
- excellentes capacités de communication, de vulgarisation, d’animation et de rédaction en français.
Livrables
- Un programme d’activités ;
- un rapport de mise en œuvre contenant les recommandations nationales sur le renforcement de la conformité des EPNFD ;
- une feuille de route nationale avec les principales actions prioritaires ;
- une matrice des besoins en formation, en outils et en guides sectoriels ;
- les supports de présentation, exercices pratiques ou études de cas.
Démarrage attendu à partir de mi-novembre 2026 ; un cadre de mise en œuvre détaillé par pays sera à proposer.
Dossier de candidature
- Offre technique : CV à jour mettant en évidence les expériences pertinentes, et note méthodologique succincte (5 pages maximum) ;
- offre financière indiquant les honoraires journaliers.
Sélection sur la formation, les diplômes, l’expérience et l’expertise du candidat dans le domaine recherché.
Date limite de candidature : 9 novembre 2026, 10 h 00.