Cameroun : recrutement d’un cabinet pour l’évaluation finale du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique (PATNUC)

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Ministère des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL, Cameroun)CamerounPubliée le 09/10/2026Clôture le 22/10/2026 (dans 11 jours)

Avis de sollicitation à manifestation d’intérêt N°004/ASMI/MINPOSTEL/PATNUC/UGP/RSE/SPM/SJPM/2026

Recrutement d’un consultant pour la réalisation de l’évaluation finale du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique au Cameroun (PATNUC)

  • Date de l’avis : 7 octobre 2026 (publication Banque mondiale : 9 octobre 2026)
  • Financement : IDA 69870-CM
  • Code projet : P173240
  • Référence Banque mondiale : CM-MINPOSTEL-569232-CS-INDV
  • Méthode : Sélection fondée sur la qualification des consultants (SQC)
  • Date limite : 22 octobre 2026 à 16 heures

1. Contexte et justification

Le PATNUC résulte d’un accord entre le Gouvernement du Cameroun et la Banque mondiale. Il a pour principal objectif de renforcer l’inclusion numérique et l’utilisation des solutions agricoles numériques par certains acteurs des chaînes de valeur agricoles cibles. Il vise notamment : la mise en place de nouveaux cadres institutionnels, juridiques et réglementaires propices à la croissance du secteur numérique et à la confiance numérique ; le déploiement d’infrastructures d’accès numérique dans les localités moins desservies ; la connectivité des entités publiques ; la création de plateformes numériques et l’acquisition d’équipements pour un développement sécurisé et résilient des services numériques ; l’amélioration des compétences numériques des citoyens ; la promotion des applications et services numériques pour stimuler l’emploi et l’entrepreneuriat. Le projet cible également le secteur agropastoral, hautement stratégique pour le Cameroun.

Le PATNUC bénéficie d’un financement de 83,3 millions USD de l’Association Internationale de Développement (IDA). Mis en vigueur le 1er février 2023 pour une durée de 4 ans, il cible notamment 35 000 bénéficiaires directs de bons d’achat électroniques, 337 500 utilisateurs d’internet haut débit dans les zones cibles et 45 000 utilisateurs de solutions agrotechnologiques numériques.

Le projet est structuré en 4 composantes : (i) stratégie, politique publique et réglementation numérique pour l’inclusion et la transformation numérique ; (ii) connectivité et inclusion numériques ; (iii) facilitation de l’implémentation des solutions numériques basées sur les données dans le secteur agricole ; (iv) gestion du projet et engagement citoyen.

Dans le cadre de sa politique de redevabilité et de gestion axée sur les résultats, une évaluation finale indépendante doit être réalisée par le Gouvernement afin d’évaluer le niveau d’atteinte des résultats et les changements induits, d’examiner leur pertinence et leurs effets sur les bénéficiaires, de vérifier la validité de la théorie du changement et de tirer les enseignements. Le consultant s’appuiera sur la théorie du changement définie dans le Document d’Évaluation du Projet (PAD), qu’il reconstituera et validera en phase de cadrage.

Des documents-cadres environnementaux, sociaux et de gestion des risques sécuritaires ainsi qu’un plan d’engagement environnemental et social ont été élaborés ; leur mise en œuvre, les non-conformités constatées et les mesures correctives devront être évaluées. Cette évaluation gouvernementale est distincte et complémentaire du rapport d’achèvement (Implementation Completion and Results Report, ICR) de la Banque mondiale.

2. Portée et objectifs de la mission

L’évaluation suivra le cadre et les principes d’évaluation du CAD de l’OCDE, en intégrant de manière transversale le genre, l’inclusion sociale et le respect des droits des peuples autochtones, et couvrira toutes les activités programmées dans le PAD.

Objectif global : apprécier les résultats du projet dans ses quatre composantes, évaluer l’atteinte des objectifs de développement du projet (ODP), identifier les facteurs de succès et d’échec et formuler des recommandations pour les politiques et programmes futurs dans le numérique au Cameroun. Sur le plan environnemental et social : évaluer le niveau de conformité du projet, identifier les écarts et proposer des mesures correctives, notamment pour les plans de gestion environnementale et sociale, l’accès aux sites pour la pose des pylônes (connectivité rurale) et les subventions par bons électroniques, conformément au Cadre environnemental et social de la Banque mondiale.

Objectifs spécifiques :

  • Mesurer l’atteinte de chaque indicateur du cadre de résultats par rapport aux cibles du PAD et expliquer les écarts ;
  • Apprécier la mobilisation des parties prenantes et des bénéficiaires, en particulier des femmes, des jeunes et des populations rurales ;
  • Analyser la pertinence de la formulation et de l’approche du projet et son maintien face aux évolutions du contexte numérique ;
  • Évaluer le dispositif de pilotage et de suivi institutionnel, y compris la capacité de l’UGP à gérer les risques ;
  • Analyser l’efficacité et l’efficience par composante ;
  • Apprécier la durabilité des résultats (renforcement institutionnel, appropriation, viabilité financière et technique des infrastructures et systèmes) ;
  • Évaluer les effets différenciés selon le genre et la prise en compte des droits des peuples autochtones, sur la base de données désagrégées ;
  • Apprécier les effets sur les bénéficiaires et l’écosystème numérique, en distinguant ce qui est attribuable au projet ;
  • Identifier les défis opérationnels et les leçons apprises ;
  • Formuler des recommandations hiérarchisées adressées au Gouvernement, à l’UGP et à la Banque mondiale.

Objectifs spécifiques environnementaux et sociaux :

  • Points clés du cadre normatif et réglementaire (environnemental, sécuritaire, social) respectés ou non ;
  • Aspects environnementaux significatifs des travaux peu ou mal pris en compte ;
  • Prise en compte de la résilience, de la vulnérabilité, du changement climatique et des télécommunications dans les plans d’intervention en cas d’incident ;
  • Efficacité des mesures du PGES des travaux de réhabilitation du COUSA et de la connectivité rurale ;
  • Processus d’accès aux sites loués pour l’installation des pylônes, satisfaction des personnes concernées et existence d’éventuels ayants droit lésés ;
  • Information des personnes ayant cédé leur site et fonctionnement du Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) ;
  • Risques pour la santé et la sécurité des employés et des communautés riveraines ;
  • Procédures internes de lutte contre la pollution, les dégradations et les externalités socio-économiques des subventions par bons électroniques ;
  • Cas de non-conformité au Cadre environnemental et social de la Banque mondiale, aux instruments internationaux ratifiés par le Cameroun et à la politique nationale de l’environnement ;
  • Impacts environnementaux visibles des pratiques non conformes et risques économiques et juridiques ;
  • Niveau de performance environnementale et sociale et analyse détaillée des non-conformités ;
  • Proposition de mesures correctives assorties d’un plan d’actions.

3. Livrables attendus

  • Rapport de cadrage (Inception Report) : compréhension de la mission, note méthodologique et échantillonnage justifié, outils de collecte (guides d’entretiens, questionnaires, grilles de groupes de discussion), matrice d’évaluation, chronogramme, liste des personnes et institutions à rencontrer, risques méthodologiques et mesures d’atténuation – dans les 14 jours ouvrables après le démarrage ; 20 à 30 pages hors annexes ;
  • Rapport provisoire d’évaluation : résumé exécutif (3 à 5 pages), contexte et méthodologie, analyse par critère CAD/OCDE, conclusions par composante et au niveau de l’ODP, recommandations hiérarchisées, leçons apprises ; soumis à l’UGP et à la Banque mondiale avant l’atelier de restitution ; 60 à 80 pages hors annexes ;
  • Rapport final d’évaluation : intégrant les commentaires issus de l’atelier de restitution, accompagné d’un tableau de suivi des commentaires ; versions électronique et physique.

4. Profil du consultant

La mission sera confiée à un cabinet justifiant d’une expertise avérée en évaluation de projets de développement, en renforcement des capacités institutionnelles et en études d’impact et audits environnementaux, avec des références dans l’économie numérique, l’agriculture et l’élevage au Cameroun.

Chef de mission – spécialiste en évaluation des projets

  • Bac+5 en économie, statistiques, agronomie, télécommunications ou domaine équivalent ;
  • Au moins 10 ans d’expérience en gestion, suivi et évaluation de projets/programmes de développement ;
  • Au moins 5 ans de consultance en appui à la mise en place de dispositifs de suivi-évaluation ;
  • Au moins 5 ans d’expérience en appui institutionnel et évaluation organisationnelle ;
  • Au moins 3 missions similaires d’évaluation de projet (justifiées par contrats, attestations de bonne exécution ou PV de réception) ;
  • Expérience spécifique dans des projets de transformation numérique en Afrique subsaharienne ;
  • Connaissance des secteurs du numérique, de l’agriculture et de l’élevage au Cameroun, de l’environnement des TIC, des règles des projets financés par la Banque mondiale, de l’intégration du genre et de l’administration publique camerounaise ;
  • Maîtrise d’outils d’analyse quantitative et qualitative (SPSS, STATA, R, ATLAS.ti ou équivalent) souhaitée ;
  • Leadership, diplomatie, confidentialité, autonomie ; le bilinguisme français-anglais est un atout.

Expert environnementaliste

  • Bac+5 en environnement, agronomie, foresterie ou domaine équivalent ;
  • Au moins 10 ans d’expérience en études d’impact environnemental et audits de conformité environnementale et sociale ;
  • Au moins deux audits de conformité environnementale et sociale réalisés ;
  • Participation à au moins une mission d’évaluation finale de projet ;
  • Au moins une étude d’évaluation de la résilience et de la vulnérabilité des infrastructures et une expérience liée au changement climatique.

Clause d’indépendance : le consultant retenu ne devra avoir entretenu aucune relation de subordination ni de prestation directe avec l’UGP ou les structures d’exécution du PATNUC depuis février 2023 et signera une déclaration d’indépendance et d’absence de conflit d’intérêts.

5. Sélection et contenu des manifestations d’intérêt

Les cabinets/bureaux d’études seront sélectionnés selon la méthode de Sélection fondée sur la qualification des consultants (SQC) décrite dans le Règlement de passation des marchés FPI de la Banque mondiale, édition de septembre 2025. Les langues de travail sont le français et l’anglais. Les paragraphes 7.11 et 7.12 dudit Règlement relatifs aux conflits d’intérêts sont applicables.

La manifestation d’intérêt devra contenir :

  • Une lettre de manifestation d’intérêt adressée au Coordonnateur National du PATNUC ;
  • La justification du statut juridique du consultant ;
  • Les CV détaillés du personnel mobilisé ;
  • Tout document permettant d’apprécier l’expérience du personnel ;
  • Les pièces justificatives (copies de marchés similaires, PV de réception ou attestations de service fait).

NB : à qualifications proches, les offres comportant plus de candidatures féminines seront préférées, de même que l’aptitude à travailler en français et en anglais.

6. Dépôt des manifestations d’intérêt

Les dossiers doivent parvenir au plus tard le 22 octobre 2026 à 16 heures :

  • Soit par courriel à elsiddik22@gmail.com avec copie à yannickpegui@yahoo.fr, en un fichier unique nommé {CONSULTANT}_{NumASMI}_{DATESOUMISSION}.pdf (ex. : CANON_ASMI000_10112025.pdf) ;
  • Soit sous pli fermé en cinq (05) exemplaires (un original et quatre copies) à l’Unité de Gestion du Projet, nouvelle route Bastos, derrière Tradex, bâtiment ancien SNV, Yaoundé (coordonnées : 3.88433, 11.51239) – Tél. : +237 222 232 628, avec la mention « AVIS DE SOLLICITATION A MANIFESTATION D’INTERET N°004/ASMI/MINPOSTEL/PATNUC/UGP/RSE/SPM/SJPM/2026 RELATIF AU RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT POUR LA REALISATION DE L’EVALUATION FINALE DU PROJET D’ACCELERATION DE LA TRANSFORMATION NUMERIQUE (PATNUC) ».

Les termes de référence peuvent être retirés à l’Unité de Gestion du PATNUC les jours ouvrables entre 10h et 16h, ou demandés par courriel à yannickpegui@yahoo.fr avec copie à elsiddik22@gmail.com.

Yaoundé, le 7 octobre 2026 – Le Coordonnateur National du PATNUC, Dr MFUH Windfred FUAYE KENJI (w.mfuh@patnuc.cm)

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