Analyse de résilience pour la conception d’un projet d’aide transitionnelle au développement (BMZ) au Mali et au Niger

arche noVa e.V., en partenariat avec l’Arbeiter-Samariter-Bund (ASB), prépare un projet dans le cadre de l’aide transitionnelle au développement (Transitional Development Assistance, TDA) du BMZ (ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement), dans la région de Gao au Mali et la région de Tahoua au Niger. La mise en œuvre se fera en coopération avec des organisations partenaires locales.

Le cadre TDA du BMZ vise à renforcer la résilience des populations et des structures locales touchées par des crises prolongées et aiguës, afin de mieux gérer les chocs et les tensions existants et de réduire la vulnérabilité aux crises futures. En tant qu’instrument de financement situé au sein du nexus humanitaire-développement-paix, la TDA met particulièrement l’accent sur les liens entre besoins immédiats, renforcement de la résilience à plus long terme et changement structurel. Dans cette approche, la résilience est renforcée en aidant les populations et les structures locales à faire face aux crises de manière plus autonome, à se préparer aux pressions récurrentes, à réduire les impacts négatifs dans le temps et à créer des perspectives plus durables grâce à des améliorations institutionnelles et structurelles à plus long terme. Conformément à l’approche du BMZ, les projets TDA doivent contribuer aux capacités de stabilisation, d’adaptation et de transformation, tout en favorisant la participation et l’auto-assistance.

Dans ce contexte, les présents termes de référence définissent le champ, les objectifs, la méthodologie et les livrables attendus d’une analyse de résilience destinée à orienter la conception du projet d’aide transitionnelle au développement proposé au Mali et au Niger.

Le projet

Durée du projet : novembre 2026 – décembre 2030

Pays : Niger (Tahoua) et Mali (Gao)

Le projet « SWIFT – Strengthening WASH, Inclusion, Food Security, and Transformative Resilience for the most at-risk Population Groups in Conflict- and Climate-Affected Border Regions of Mali and Niger » vise à renforcer la résilience des réfugiés, des personnes déplacées internes et des communautés d’accueil touchées par un conflit prolongé et des chocs climatiques dans les régions frontalières du Mali (Gao) et du Niger (Tahoua), à travers des moyens de subsistance adaptés au climat, une meilleure sécurité alimentaire, des services EAH (eau, assainissement et hygiène) durables, une gouvernance inclusive et une gestion pacifique des ressources.

Les groupes cibles du projet sont les personnes déplacées internes, les réfugiés, les retournés et les communautés d’accueil vulnérables touchées par le conflit, le changement climatique, l’insécurité alimentaire et la faiblesse des infrastructures de base. Une attention particulière est portée aux femmes et aux filles, confrontées à des risques de protection accrus et à un accès limité aux services et aux opportunités ; aux jeunes, particulièrement touchés par le chômage, la pauvreté et l’exclusion sociale ; aux personnes en situation de handicap, qui rencontrent d’importants obstacles à des services sûrs et inclusifs ; et aux ménages agropastoraux, dont les moyens de subsistance sont de plus en plus menacés par la sécheresse, la rareté des ressources et le conflit.

Les résultats (outcomes) du projet sont :

  • Résultat 1 : les ménages cibles exposés au risque d’insécurité alimentaire ont durablement amélioré leur sécurité alimentaire et nutritionnelle en adoptant des pratiques agropastorales résilientes au climat, en augmentant et stabilisant les revenus des femmes et des jeunes, et en accédant équitablement à une alimentation diversifiée et de qualité, y compris grâce à des programmes durables d’alimentation scolaire.
  • Résultat 2 : l’accès des populations cibles aux services d’eau, d’hygiène et d’assainissement (EAH) est durablement amélioré de manière inclusive et résiliente au climat, soutenu par le renforcement des pratiques d’hygiène et une gouvernance locale numérisée garantissant transparence et efficacité.
  • Résultat 3 : la résilience des communautés face aux chocs est renforcée par l’intégration de la gestion des risques dans la planification locale et l’opérationnalisation de mécanismes inclusifs de prévention, d’alerte précoce et de réponse aux crises.
  • Résultat 4 : les communautés cibles, aux niveaux local, régional et national, appliquent des pratiques de gouvernance inclusives et équitables, renforcent la cohésion sociale et une culture de paix, et gèrent leurs ressources de manière pacifique et durable, avec la participation active et égale des femmes, des jeunes, des personnes déplacées et des personnes en situation de handicap aux processus de décision et de planification locale.

L’analyse de résilience doit évaluer et, le cas échéant, affiner les hypothèses sous-jacentes à ces résultats et les chaînes de causalité par lesquelles le projet est censé contribuer au renforcement de la résilience.

Objectifs

L’objectif de la consultance est de mener une analyse de résilience destinée à façonner le projet et à fournir une base factuelle solide pour la conception du projet d’aide transitionnelle au développement proposé à Gao (Mali) et Tahoua (Niger).

L’analyse devra identifier les principaux risques, crises, dynamiques de conflit et vulnérabilités affectant les groupes cibles et les structures locales, évaluer les capacités et les lacunes de résilience existantes aux niveaux individuel, du ménage, de la communauté et des institutions locales, et formuler des recommandations pratiques pour la conception du projet, la théorie du changement, les indicateurs du cadre logique, l’analyse « do no harm » (ne pas nuire) et les mesures d’atténuation des risques.

À cet effet, le/la consultant(e) devra identifier les acteurs pertinents à tous les niveaux et garantir leur participation réelle à la collecte de données et au processus analytique. Une attention particulière sera portée aux perspectives locales des personnes touchées par les risques et les crises.

En particulier, l’analyse devra :

  • identifier les principaux risques, crises et vulnérabilités affectant les populations cibles et les systèmes locaux ;
  • évaluer la manière dont ces risques interagissent et affectent différemment les différents groupes ;
  • identifier les groupes cibles, les structures locales et les composantes du système dont la résilience doit être renforcée ;
  • analyser les capacités et les lacunes de résilience existantes, en distinguant les capacités de stabilisation, d’adaptation et de transformation ;
  • identifier les atouts, pratiques, savoirs et structures locaux existants sur lesquels le projet peut s’appuyer ;
  • évaluer les capacités, rôles et contraintes des acteurs locaux et identifier des points d’entrée réalistes pour la localisation et le renforcement des capacités ;
  • produire des éléments concrets pour la théorie du changement, le cadre logique, les indicateurs et le dispositif de suivi du projet.

Résultats clés (livrables attendus)

  • une analyse systématique du contexte de risque, de crise et de conflit dans les zones cibles ;
  • une identification claire des groupes cibles, des groupes vulnérables et des composantes pertinentes du système dont la résilience doit être renforcée ;
  • une analyse des capacités, lacunes et potentiels de résilience existants aux niveaux individuel, du ménage, de la communauté et des institutions locales ;
  • une matrice des capacités de résilience distinguant les capacités de stabilisation, d’adaptation et de transformation aux différents niveaux ;
  • des recommandations pratiques pour la conception du projet, y compris les implications en matière de localisation, d’inclusion, de sensibilité au conflit et de durabilité ;
  • des éléments explicites pour la théorie du changement, le cadre logique, les indicateurs, les hypothèses, l’analyse des risques et l’atténuation des risques identifiés.

Cadre des questions clés

Contexte, risques et vulnérabilités. Évaluer le contexte local à Gao (Mali) et Tahoua (Niger), en se concentrant sur les principaux risques, crises, vulnérabilités et dynamiques de conflit affectant les groupes cibles et les structures locales pertinentes. L’analyse devra notamment : évaluer les risques et crises écologiques, économiques, politiques, sécuritaires et sociaux ; analyser comment le changement climatique, l’insécurité, les déplacements, l’insécurité alimentaire, l’accès limité aux services, la faible gouvernance et les tensions sociales affectent les différents groupes ; identifier les dynamiques de conflit, les schémas de violence et les facteurs de tension ; évaluer l’interdépendance des risques et leur évolution possible dans le temps.

Capacités et lacunes de résilience. Analyser comment les individus, les ménages, les communautés et les structures locales répondent actuellement aux crises, chocs et tensions récurrentes, et identifier les groupes particulièrement vulnérables et les raisons de cette vulnérabilité. L’analyse devra examiner les stratégies d’adaptation, de préparation et de réponse existantes (y compris les stratégies d’adaptation négatives), identifier les capacités de résilience à chaque niveau, distinguer clairement capacité de stabilisation, capacité d’adaptation et capacité de transformation, évaluer les capacités déjà en place ou insuffisantes, identifier les atouts et mécanismes locaux mobilisables, et présenter les résultats dans une matrice des capacités de résilience structurée par groupe cible, secteur/système, niveau et type de capacité.

Acteurs, gouvernance et localisation. Cartographier les acteurs pertinents aux niveaux local et infranational (institutions publiques, structures communautaires, acteurs de la société civile, organisations partenaires locales, réseaux informels, etc.) et examiner leurs rôles, intérêts, ressources, capacités et limites ; les mécanismes de coordination et de décision existants ; les schémas d’inclusion, d’exclusion et de représentation ; les rapports de pouvoir affectant l’accès aux services, aux ressources et à la participation ; et les opportunités réalistes de renforcer l’appropriation locale, la localisation et des structures locales durables.

Nexus humanitaire-développement-paix. Cartographier les acteurs humanitaires, de développement et de consolidation de la paix actifs dans les zones cibles et évaluer leurs rôles, avantages comparatifs et domaines d’intervention. L’analyse devra identifier les mécanismes de coordination et d’échange existants, les opportunités de complémentarité, de coopération et de synergies, ainsi que les points d’entrée pour relier action humanitaire, renforcement de la résilience à long terme et approches orientées vers la paix.

Implications sectorielles et systémiques. Sur la base des risques, vulnérabilités et capacités de résilience identifiés, l’analyse devra fournir des enseignements pratiques pour les secteurs et systèmes pertinents pour le projet : sécurité alimentaire et nutritionnelle ; moyens de subsistance et génération de revenus ; production agropastorale adaptée au climat ; EAH et hygiène ; gouvernance locale et redevabilité ; cohésion sociale, prévention des conflits et gestion pacifique des ressources. Pour chaque secteur ou système, l’analyse devra identifier les principales contraintes, les capacités existantes, les opportunités de renforcement de la résilience et les implications pour la conception du projet.

Ne pas nuire (Do No Harm), inclusion et sensibilité au conflit. L’analyse devra identifier les effets négatifs involontaires potentiels de l’intervention proposée sur les dynamiques de conflit, la cohésion sociale, l’accès aux ressources et les rapports de pouvoir locaux. Elle examinera notamment si certains groupes risquent d’être exclus, défavorisés ou exposés à des risques accrus en raison du genre, de l’âge, du handicap, du statut de déplacement, de l’ethnie, de la religion ou d’autres critères de vulnérabilité. Elle formulera des recommandations pratiques sur la prévention de ces risques dès le départ, leur suivi durant la mise en œuvre, les mécanismes de retour d’information et de plainte à mettre en place, et la manière dont le projet peut y répondre et les atténuer.

Implications pour la conception du projet, la théorie du changement et le cadre logique. L’analyse fournira des éléments explicites pour la conception du projet en identifiant les chaînes de causalité plausibles reliant activités, produits, résultats et impact ; en précisant quelles capacités de résilience renforcer, à quel niveau et par quels types d’interventions ; en identifiant les hypothèses et risques pertinents ; et en formulant des recommandations pour affiner la théorie du changement, le cadre logique et les indicateurs adaptés au contexte.

Méthodologie

La consultance appliquera une approche méthodologique mixte combinant collecte de données secondaires et primaires. La méthodologie devra inclure des discussions de groupe (focus groups), des entretiens avec des informateurs clés et d’autres méthodes qualitatives appropriées permettant une compréhension approfondie des perceptions locales de la résilience, des risques et des capacités existantes à différents niveaux. Lorsque cela est pertinent et faisable, l’approche qualitative sera complétée par des enquêtes quantitatives, par exemple au niveau des ménages.

La méthodologie doit garantir que les perspectives des populations touchées par les crises soient au cœur de l’analyse et que le genre, l’inclusion, le handicap, les vulnérabilités liées au déplacement et la sensibilité au conflit soient dûment pris en compte. Le plan méthodologique et de terrain devra tenir compte des contraintes d’accès et de sécurité locales et proposer des alternatives faisables là où l’accès direct est limité. Le/la consultant(e) veillera à ce que la collecte de données soit menée de manière sûre, éthique et sensible au conflit, dans le respect du consentement éclairé, de la confidentialité et de la protection des données.

Validation et consultation. La consultance comprendra un atelier de validation ou un processus de consultation structuré équivalent avec les organisations partenaires, les représentants des communautés affectées et d’autres parties prenantes, afin de discuter, valider et affiner les conclusions et recommandations.

Livrables

  1. Rapport de démarrage (inception report) – à soumettre avant le début de la recherche de terrain ; il précise le cadre analytique affiné, la méthodologie (méthodes de recherche, échantillonnage, outils de collecte), un plan de travail et un calendrier détaillé, ainsi que la prise en compte du genre, de l’inclusion, de la sensibilité au conflit et de la participation locale.
  2. Points d’étape durant la phase de recherche – sessions régulières de restitution avec l’équipe de gestion et de mise en œuvre du projet.
  3. Atelier de validation / revue – à l’issue de la collecte et de l’analyse préliminaire, animation d’un atelier de revue avec arche noVa, les partenaires du consortium et les partenaires de mise en œuvre locaux.
  4. Projet de rapport d’analyse de résilience – présentant les principales conclusions : analyse du contexte de risque, de crise et de conflit ; identification des vulnérabilités et des groupes affectés ; analyse des capacités et lacunes de résilience ; matrice des capacités de résilience ; conclusions sur les structures locales, les acteurs, le potentiel de localisation et la coordination ; recommandations d’atténuation des risques et de renforcement de la résilience ; implications pour la conception du projet.
  5. Rapport final d’analyse de résilience – intégrant les commentaires reçus sur le projet de rapport.
  6. Données primaires et documents d’appui – copies numériques des données primaires collectées, dans un format accessible et conforme aux normes de protection des données et de confidentialité.

Les projets et rapports finaux seront soumis par voie électronique. Le rapport final sera remis au plus tard deux semaines après réception des commentaires consolidés sur le projet de rapport (et au plus tard le dernier jour de la durée de la consultance). Le rapport ne devra pas excéder 40 pages, hors annexes, et comprendra au moins un résumé exécutif, la méthodologie, les conclusions, les recommandations et les annexes. Les livrables seront préparés de manière à pouvoir être directement utilisés pour la proposition destinée au BMZ.

Durée et lieu de la mission

Durée : du 10 juillet 2026 au 31 juillet 2026. La consultance couvre toutes les étapes, du démarrage au rapport final, dans le délai convenu.

L’analyse couvrira les zones d’intervention du projet dans la région de Gao (Mali) et la région de Tahoua (Niger). Des déplacements sur des sites de terrain sélectionnés pourront être nécessaires et seront coordonnés avec arche noVa et les partenaires concernés, sous réserve des conditions d’accès et de sécurité.

Paiement

Les honoraires de la consultance seront indiqués en montant brut et incluront tous les coûts liés à la mission (déplacements, hébergement, communication, assurance, impôts et autres frais), sauf convention contraire. Les paiements seront effectués après soumission et approbation des livrables convenus et certification par le superviseur responsable que les services ont été fournis de manière satisfaisante. Le paiement ne sera effectué que pour les livrables soumis dans les délais convenus et répondant aux normes de qualité requises.

Qualifications clés

Le/la consultant(e), le cabinet ou le consortium devra réunir les qualifications suivantes :

  • expérience avérée dans la conception et la conduite d’analyses de résilience, de risque, de contexte et sensibles au conflit en milieu fragile ;
  • solide expérience analytique dans un ou plusieurs des secteurs pertinents : EAH, sécurité alimentaire et nutritionnelle, moyens de subsistance, cohésion sociale, prévention des conflits, réduction des risques de catastrophe et adaptation au climat ;
  • expérience avérée des approches participatives et méthodes mixtes (collecte et analyse de données qualitatives et quantitatives) ;
  • expérience du travail avec des populations déplacées, des communautés d’accueil vulnérables, des femmes et des filles, des jeunes, des personnes en situation de handicap et d’autres groupes vulnérables ;
  • bonne compréhension de la localisation, des approches communautaires et de la programmation inclusive ;
  • maîtrise des enjeux de genre, d’inclusion, de protection et de sensibilité au conflit / do-no-harm ;
  • bonne connaissance du contexte du Mali et du Niger, en particulier en milieu fragile, frontalier ou affecté par les crises ;
  • maîtrise professionnelle du français requise ; la connaissance des langues locales pertinentes constitue un atout majeur.

Une composition d’équipe équilibrée en genre est fortement encouragée. Les équipes de terrain devront être composées de manière à garantir un accès sûr, inclusif et adapté au contexte aux différents groupes de population.

Évaluation des propositions

Les candidatures seront évaluées selon une méthode d’analyse cumulative combinant critères techniques et financiers : évaluation technique 80 %, évaluation financière 20 %. L’évaluation technique prendra en compte l’expérience et les qualifications pertinentes, la qualité et la faisabilité de la méthodologie proposée, la compréhension des termes de référence et la qualité du plan de travail. Seuls les candidats atteignant le score technique minimum défini seront pris en compte pour l’évaluation financière. Des entretiens et/ou tests écrits pourront faire partie du processus d’évaluation.

Notes importantes

  • Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.
  • L’organisation contractante se réserve le droit d’examiner les candidatures au fil de l’eau si cela est indiqué dans l’appel.
  • Le/la consultant(e) est responsable du respect de ses obligations fiscales et légales.
  • Les arrangements de déplacement et de terrain seront soumis aux conditions d’accès et de sécurité.
  • Compte tenu de la situation sécuritaire volatile dans les régions de Gao (Mali) et de Tahoua (Niger), arche noVa, l’ASB et leurs partenaires fourniront des informations de sécurité au/à la consultant(e), qui demeure responsable de sa propre sécurité et de celle de son équipe.
  • L’organisation contractante se réserve le droit de ne pas attribuer le contrat si aucune candidature appropriée n’est reçue.

Comment postuler

Les consultants ou cabinets intéressés sont invités à soumettre, au plus tard le 6 juillet 2026, à l’adresse logistics.mali@arche-nova.org, les documents suivants : une lettre de motivation (1 page maximum) ; une proposition technique (4 pages maximum) présentant la compréhension de la mission, la méthodologie proposée et un projet de plan de travail ; une proposition financière (1 page maximum) présentant clairement le coût total de la mission ; et les CV des experts clés proposés.

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