Consultant international CSTII — chargé de la résilience au bureau pays du PAM à N’Djamena (Tchad)

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Expirée
PAMTchadPubliée le 05/09/2026Expirée le 12/09/2026

Contexte organisationnel

Le WFP (PAM — Programme alimentaire mondial) est la plus grande organisation humanitaire au monde, avec un double mandat : sauver des vies et changer des vies. Au Tchad, le PAM travaille avec le Gouvernement tchadien à travers différentes interventions visant à atteindre l’Objectif de développement durable (ODD) 2 — Faim « zéro ».

Le Tchad est un vaste pays enclavé d’Afrique centrale et septentrionale, dont la population était estimée à 19,3 millions d’habitants en 2025. Il demeure l’un des pays les plus pauvres du monde, classé 187ᵉ sur 189 à l’Indice de développement humain et 113ᵉ sur 116 à l’Indice de la faim dans le monde. Le pays accueille l’une des plus importantes populations déplacées d’Afrique, avec plus de 1,2 million de réfugiés, ce qui exerce une pression considérable sur des ressources naturelles déjà rares. Cette difficulté est aggravée par la forte vulnérabilité du Tchad au changement climatique et par la gravité de sa situation d’insécurité alimentaire : en 2024, 3,8 millions de personnes étaient classées en insécurité alimentaire sévère selon les derniers résultats du Cadre harmonisé.

L’un des principaux axes d’intervention du PAM au Tchad est son programme intégré de renforcement de la résilience, qui associe une programmation sensible à la nutrition, des repas scolaires, l’assistance alimentaire pour la création d’actifs (FFA), l’appui aux moyens d’existence et le soutien à l’accès aux marchés des petits producteurs agricoles, aux niveaux des ménages, des communautés et des institutions.

Dans le cadre de son Plan stratégique de pays (CSP) 2024-2028, le PAM Tchad accroît ses interventions de résilience et d’adaptation climatique en faveur des communautés vulnérables, y compris les populations hôtes, les réfugiés et les personnes déplacées internes. Le PAM met en œuvre un portefeuille croissant et diversifié de programmes et projets pluriannuels de résilience visant à s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité alimentaire, à renforcer les moyens d’existence, à améliorer la résilience climatique et à soutenir la cohésion sociale.

Afin d’appuyer la gestion, la coordination et la mise en œuvre efficaces de ce portefeuille en expansion, le PAM Tchad souhaite renforcer son équipe Résilience par le recrutement d’un consultant hautement qualifié. Le consultant apportera des orientations stratégiques et techniques, appuiera la mise en œuvre et l’assurance qualité des programmes, et contribuera à la coordination et à la performance globales du portefeuille résilience du PAM à l’échelle du pays.

Objet de la mission

Le poste est basé au bureau pays du Tchad, à N’Djamena, et le consultant sera placé sous la supervision du Chef de l’unité Résilience.

Basé à N’Djamena, le titulaire effectuera de fréquentes visites de terrain et fournira des orientations techniques et stratégiques pour la planification, la conception et la rédaction de projets de résilience, de gestion des ressources naturelles et de systèmes alimentaires en vue de la mobilisation de ressources. Il ou elle appuiera la mise en œuvre directe des projets. Le poste soutiendra la mise en œuvre globale de la stratégie SO3 du PAM Tchad en fournissant conseils techniques et supervision sur l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies complexes en matière de résilience, d’assistance alimentaire pour la création d’actifs et de moyens d’existence, ainsi qu’en développant des orientations programmatiques et techniques sur ces trois domaines et leurs dimensions d’intégration. Le titulaire nouera des partenariats stratégiques et opérationnels avec le Gouvernement et des acteurs onusiens et non onusiens, et pilotera plusieurs opérations de mise à l’échelle et d’appui aux bureaux pays, y compris la restitution des principales réalisations et le plaidoyer.

Le consultant devra faire preuve d’une grande autonomie dans ses domaines de spécialité pour gérer les projets intégrés de résilience dans les localités identifiées par le projet.

Responsabilités

Le titulaire rend compte au Chef de l’unité Résilience. Ses responsabilités peuvent inclure, sans s’y limiter :

  • Formuler des pans substantiels des politiques programmatiques du PAM, en cohérence avec la stratégie de l’organisation et les réalités pratiques du terrain ; ou traduire les politiques programmatiques du PAM en pratiques, orientations, modalités de mise en œuvre et opérations au niveau du pays.
  • Superviser et coordonner la conception et la mise en œuvre du programme intégré de résilience, et favoriser les synergies entre les activités qui aident les personnes, les communautés et les systèmes à mieux résister aux chocs. Ces programmes intégrés multisectoriels combinent, selon les besoins, la création d’actifs communautaires adaptés au climat, l’appui aux moyens d’existence par le développement des compétences individuelles, le renforcement des systèmes alimentaires locaux, la promotion de l’accès aux marchés et le développement des chaînes de valeur, l’amélioration de la nutrition, l’adaptation aux chocs climatiques, le traitement des causes structurelles de la vulnérabilité et l’atténuation des impacts négatifs des chocs et facteurs de stress.
  • Apporter un appui technique aux programmes portant sur la création d’actifs pour les individus, les ménages et les communautés selon des approches par bassin versant et par paysage, en adoptant et en promouvant les solutions fondées sur la nature, la conservation des eaux et des sols et les infrastructures hydrauliques ; le développement des compétences individuelles liées aux moyens d’existence agricoles et non agricoles, en milieu rural comme urbain ; les moyens d’existence en contexte de réfugiés et de déplacement ; l’adaptation climatique et les interventions sur les systèmes alimentaires ; et favoriser les synergies programmatiques.
  • Dialoguer avec les acteurs gouvernementaux et les partenaires pour apporter appui et expertise technique à la planification, à la formulation et à la mise en œuvre du programme intégré de résilience, et pour renforcer l’appropriation par le Gouvernement et les communautés ainsi que l’efficacité des programmes de sécurité alimentaire et de nutrition aux niveaux mondial, national et infranational.
  • Identifier et développer des partenariats opérationnels solides avec d’autres partenaires multisectoriels (gouvernements, Nations unies, ONG, milieux académiques et instituts de recherche) afin de favoriser des approches collaboratives améliorant les paquets d’assistance en matière de résilience et de moyens d’existence, et d’appuyer le travail de plaidoyer.
  • Conseiller et appuyer les bureaux pays gérant un portefeuille complexe de programmes, afin de lever les ambiguïtés et de garantir la conformité des politiques et des opérations avec les politiques du PAM, les décisions du Conseil d’administration et les autres orientations pertinentes.
  • Fournir des conseils techniques ou mobiliser l’expertise technique sur un large éventail de questions programmatiques et politiques : évaluation et analyse, choix des objectifs, des activités, des modalités de transfert et des produits alimentaires appropriés, déploiement et test d’approches innovantes, élaboration de stratégies d’appui aux efforts gouvernementaux de réduction de la faim et de la malnutrition.
  • Aider les responsables gouvernementaux et les autres partenaires à identifier les domaines où l’assistance alimentaire peut être utilement mobilisée, et apporter appui et expertise technique à la planification, à la formulation et à la mise en œuvre des programmes d’assistance alimentaire.
  • Développer des partenariats opérationnels et entretenir les partenariats stratégiques établis afin d’identifier des opportunités de collaboration améliorant les paquets d’assistance et le plaidoyer.
  • Renforcer le positionnement du PAM comme chef de file dans les différentes enceintes traitant de sécurité alimentaire, de moyens d’existence, de résilience et d’engagement dans les contextes humanitaires, de transition et de développement, par une participation directe, des briefings, des produits d’information et d’autres supports.
  • Plaider pour la mobilisation de ressources en faveur d’un large portefeuille de projets de résilience et de climat, en articulant clairement les besoins en assistance alimentaire, et assurer le suivi de la situation des ressources des projets, y compris la disponibilité des produits et des espèces.
  • Conseiller et appuyer l’élaboration de formations fonctionnelles dans ses domaines d’expertise, afin de renforcer les capacités du personnel du PAM et des partenaires à concevoir et à mettre en œuvre des programmes d’assistance alimentaire efficaces.
  • Encadrer, motiver et développer une équipe conséquente afin d’assurer un haut niveau de performance.
  • Garantir la meilleure utilisation possible des ressources financières allouées pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre d’un budget significatif.
  • Toute autre tâche requise.

Qualifications et expérience requises

  • Expérience de travail avec les administrations aux niveaux national et infranational.
  • Expérience acquise auprès d’agences gouvernementales, avec une expérience des politiques publiques et une capacité à dialoguer avec les homologues gouvernementaux.
  • Expérience de travail avec des agences des Nations unies, des organisations internationales ou des ONG.
  • Expérience au sein d’un bureau pays ou à un niveau équivalent dans le domaine technique concerné.
  • Expérience de l’animation de discussions avec des experts en résilience, moyens d’existence et climat.
  • Expérience de la direction d’une équipe programme ou d’une composante substantielle d’un programme complexe.
  • Expérience directe de terrain sur différentes approches de programmes de résilience et de moyens d’existence.
  • Une expérience de la gestion de programmes de résilience au Sahel constitue un atout.

Qualifications académiques minimales

Formation : diplôme universitaire supérieur en agriculture, foresterie, développement rural, sciences de l’environnement, ou premier diplôme universitaire assorti d’années d’expérience professionnelle pertinente et/ou de formations complémentaires.

Expérience : au moins 3 ans d’expérience professionnelle pertinente avec un master, ou 5 ans avec une licence.

Langues : parfaite maîtrise du français (écrit et oral) et capacité à travailler en anglais.

Informations complémentaires

  • Type : consultance (CSTII)
  • Lieu d’affectation : N’Djamena, Tchad
  • Domaine : gestion de programmes et de projets — changement climatique et environnement
  • Date de publication : 5 septembre 2026
  • Date limite de candidature : 12 septembre 2026

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