Contexte
La surveillance, le diagnostic, l’évaluation des risques, la décision phytosanitaire et la lutte contre les ravageurs reposent sur des données fiables, à jour et accessibles : présence et répartition des ravageurs, identification et diagnostic, cultures et hôtes associés, incidence des maladies, foyers, activités de surveillance, analyses de risque, mesures phytosanitaires et interventions de lutte.
Au Burundi, ces informations sont produites et gérées par plusieurs institutions, dont l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (ISABU), la Direction de la protection des végétaux (DPV) et le Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage (MINEAGRIE), aux mandats complémentaires et dont les données peuvent être conservées dans des formats, systèmes et lieux différents. L’absence de vision consolidée des jeux de données, des flux, des pratiques de gestion et des responsabilités peut entraîner des lacunes, des doublons, des collectes parallèles, une terminologie incohérente et des difficultés d’accès ou d’intégration, ce qui limite l’usage des données pour la surveillance, l’alerte précoce, le diagnostic, la décision phytosanitaire, la recherche et la politique agricole.
Cette activité consiste donc à réaliser un audit simplifié des données dans les trois institutions : quelles données existent, où elles sont conservées, comment elles sont produites et gérées, qui en est responsable, comment elles sont partagées et utilisées, et où se situent les principales lacunes, redondances et difficultés d’interopérabilité. L’exercice doit fournir une base factuelle pour renforcer la coordination et bâtir une approche plus cohérente de la gestion et du partage des données phytosanitaires au Burundi.
Objet
Établir une vue d’ensemble concise des actifs de données phytosanitaires, des pratiques de gestion et des flux de données de l’ISABU, de la DPV et du MINEAGRIE, et identifier les lacunes, chevauchements et doublons prioritaires ainsi que les possibilités d’améliorer la coordination et l’interopérabilité.
Objectifs spécifiques
- Identifier et cataloguer les principales informations phytosanitaires produites, conservées ou utilisées par les trois institutions ;
- évaluer la portée et les caractéristiques des jeux de données existants (types, couverture spatiale et temporelle, formats, fréquence de mise à jour, usages) ;
- cartographier les flux de données et les responsabilités, de la collecte à la validation, au stockage, à l’analyse, au partage et à l’utilisation ;
- identifier les lacunes et chevauchements prioritaires (collectes en double, bases parallèles, éléments manquants, mandats qui se recoupent) ;
- évaluer les contraintes de gestion et d’interopérabilité (terminologie, systèmes de codification, formats, identifiants, métadonnées, mécanismes d’échange) ;
- identifier les possibilités d’harmonisation et d’amélioration du partage des données entre les trois institutions ;
- formuler des recommandations pratiques et des actions prioritaires pour renforcer la gestion des données phytosanitaires et appuyer une surveillance et une décision fondées sur des données probantes.
Périmètre
L’audit porte sur diverses sources d’information utiles à la santé des végétaux et à la production agricole ; il ne constitue pas un audit complet des systèmes d’information des trois institutions. Les termes de référence détaillés sont disponibles sur la page des appels à propositions du CABI : Requests for Proposals – CABI.org.
Candidature
Les consultants intéressés et qualifiés soumettent leur proposition technique et financière (en dollars US) à tendersafrica@cabi.org au plus tard le 9 novembre 2026. Les questions sont à adresser à la même adresse.